Tails OS, le système qui ne laisse aucune trace : ce que c'est, s'il est légal en France et quelle clé USB acheter

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Tails OS est un système d'exploitation qui démarre depuis une clé USB, fait passer tout son trafic par Tor et n'écrit rien sur le disque : éteint, il ne laisse aucune trace. Il demande une clé de 8 Go et un PC de moins de dix ans, et en France son usage est libre depuis la loi de 2004 sur la cryptologie.
Tails OS, c'est quoi et à quoi ça sert ?
Tails est un système d'exploitation complet, basé sur Debian, qui ne s'installe pas dans l'ordinateur : il s'installe sur une clé USB et démarre depuis elle. Pendant qu'il tourne, le disque dur de l'ordinateur n'est pas touché, et tout ce qui se passe vit dans la mémoire vive, effacée à l'extinction. Sa propre documentation le compare à une tente : on arrive, on la monte, on repart et il ne reste rien.
Il embarque sa boîte à outils déjà configurée, et c'est la moitié de sa valeur : le navigateur Tor avec uBlock, le gestionnaire de mots de passe Secrets de GNOME, LibreOffice, OnionShare pour partager des fichiers par Tor et un nettoyeur de métadonnées. Le client de courrier Thunderbird, lui, n'est plus inclus depuis la version 7.8 de mai 2026 : il s'installe comme logiciel supplémentaire depuis le Stockage persistant. Les applications sont bloquées si elles tentent de se connecter à Internet sans passer par Tor : l'erreur la plus fréquente de ceux qui montent leur propre système, une application qui laisse fuir du trafic par l'extérieur, ne peut pas arriver ici.
Ce qu'il n'est pas : un système pour tous les jours. Il ne démarre pas sur un téléphone, ne garde rien en dehors de ce que vous choisissez de mettre dans le Stockage persistant chiffré, et chaque session repart de zéro. Il sert à travailler sur quelque chose de sensible pendant un temps donné, sur un ordinateur qui n'a pas à en garder la trace.
La promesse qui circule sur Internet, c'est l'anonymat total. Celle que fait Tails dans sa propre page d'avertissements est bien plus précise, et c'est elle qu'il faut comprendre avant de l'installer.
Règle m8d : Tails vous cache dans la foule des utilisateurs de Tails, pas en dehors d'elle. Si le problème est que personne ne sache que vous utilisez Tor, l'outil n'est pas celui-ci : ce sont ses ponts.
Vérificateur de compatibilité de votre ordinateur avec Tails : démarrera-t-il, et combien de clés USB faut-il
Vérificateur de compatibilité de votre ordinateur avec Tails
Ce qui arrête presque tous ceux qui essaient Tails, ce n'est pas de comprendre ce qu'il est : c'est qu'il ne démarre pas. Les conditions qui en décident sont publiées, et votre navigateur en connaît déjà trois. Ce vérificateur de m8d.io lit le type de processeur, les bits et la mémoire, demande ce qu'il ne peut pas lire et répond avant que vous sacrifiiez une clé USB. Le cas le plus courant est déjà calculé : un PC de moins de dix ans, avec un processeur x86-64, devrait démarrer, et avec le Stockage persistant il faut deux clés de même taille, que le vérificateur affiche sous son verdict.
- Processeurne le publie pas
- Mémoirene la publie pas
- Systèmeà choisir ci-dessous
Votre navigateur ne publie pas ces données, ce qui est normal sur Firefox et sur Safari. Répondez aux trois questions ci-dessous et le résultat s'affiche quand même.
Il remplit les conditions que publie Tails : processeur x86-64, mémoire suffisante et un ordinateur de moins de dix ans. Ce qui reste à vérifier ne dépend pas de l'ordinateur mais de la clé USB : 8 Go au minimum, et sa qualité décide si le système sera confortable ou pénible.

Les conditions sont celles que publie Tails sur sa page de configuration requise et dans sa liste de problèmes connus, consultées en français le 28 septembre 2026 : processeur x86-64, 3 Go de mémoire pour une utilisation confortable, ordinateur de moins de dix ans, ni Mac à puce Apple, ni téléphone, tablette ou Raspberry Pi, et un avertissement sur les cartes Nvidia et AMD Radeon. L'architecture, les bits et la mémoire sont lus par votre navigateur avec navigator.userAgentData et navigator.deviceMemory, que Firefox et Safari ne publient pas.
Tails est-il légal en France ? La loi de 2004 sur la cryptologie, et la clé de déchiffrement que la justice peut exiger
Oui : en France, utiliser Tails est légal. C'est un logiciel libre qui chiffre, et l'article 30 de la loi pour la confiance dans l'économie numérique du 21 juin 2004 le dit en une phrase : « L'utilisation des moyens de cryptologie est libre ». Le télécharger ne demande ni compte ni déclaration ; Tails est développé par le Tor Project, une organisation à but non lucratif, et financé par des dons de particuliers et d'organisations comme Mozilla, DuckDuckGo, l'Open Tech Fund ou Craig Newmark Philanthropies. Ce que l'on fait dans Tails relève des mêmes lois qu'en dehors.
Une règle française concerne pourtant Tails directement, et presque aucune page ne la mentionne : l'article 434-15-2 du Code pénal punit de trois ans d'emprisonnement et de 270 000 € d'amende le refus de remettre aux autorités judiciaires, sur réquisition, la « convention secrète de déchiffrement » d'un moyen de cryptologie susceptible d'avoir servi à préparer, faciliter ou commettre un crime ou un délit. Le 7 novembre 2022, l'assemblée plénière de la Cour de cassation a jugé que le code de déverrouillage d'un téléphone peut constituer une telle convention lorsque l'appareil est équipé d'un moyen de cryptologie. Le Stockage persistant de Tails est chiffré par une phrase de passe : c'est exactement ce type de secret.
Ce qui change selon l'endroit, ce n'est donc pas la légalité du système mais sa visibilité : la documentation de Tails prévient que les contrôles parentaux, les fournisseurs d'accès et les pays à forte censure peuvent repérer et bloquer les connexions à Tor qui n'utilisent pas de ponts.
Peut-on tracer quelqu'un qui utilise Tails ?
Tails ne se trace pas comme un ordinateur ordinaire, parce qu'il ne laisse ni l'historique, ni les fichiers ouverts, ni les mots de passe, ni la liste des réseaux wifi utilisés. Mais sa page d'avertissements énumère nommément par où l'identité s'échappe, et elle mérite d'être lue en entier avant n'importe quel forum.
Trois de ces voies ne dépendent pas de Tails et ne se corrigent pas dans Tails. La première, ce sont les métadonnées : une photo contient le lieu de la prise de vue et l'appareil, un document de bureau son auteur et sa date ; c'est pour cela que Tails embarque un nettoyeur de métadonnées, et sa documentation cite le cas de John McAfee, localisé au Guatemala grâce aux métadonnées d'une photo. La deuxième, c'est utiliser une même session pour deux activités : si vous ouvrez deux comptes différents du même site dans la même session, ce site peut en déduire qu'il s'agit de la même personne, car ils partagent le même circuit Tor ; la recommandation officielle est de redémarrer Tails entre deux activités, et d'utiliser des clés différentes pour des activités différentes. La troisième, c'est le nœud de sortie : le dernier relais de Tor établit la vraie connexion avec le serveur de destination, et si cette connexion n'est pas en HTTPS, il peut en observer le contenu.
Il en reste une quatrième, la plus inconfortable : Tails peut fonctionner sans problème sur un ordinateur infecté, mais ne vous protège pas toujours si vous l'installez depuis un ordinateur compromis ou si vous le lancez sur une machine dont le BIOS, le micrologiciel ou le matériel sont compromis. Un enregistreur de frappe physique, aucun système d'exploitation ne l'arrête.
- Il ne cache pas que vous utilisez Tor. Votre fournisseur d'accès voit la connexion au réseau, sans voir où vous allez ; pour masquer cela, il faut les ponts.
- Il ne nettoie pas ce que vous y mettez. Les métadonnées d'une photo ou d'un document voyagent avec vous tant que vous ne les retirez pas avec l'outil qu'il embarque.
- Il ne sépare pas vos activités si vous ne le faites pas. Deux comptes du même site dans la même session, c'est une seule personne pour ce site.
- Il ne chiffre pas le dernier tronçon. Si la destination n'utilise pas HTTPS, le nœud de sortie voit le trafic. Tails et NordVPN le disent de la même façon.
- Il ne répare pas le matériel. Avec un BIOS, un micrologiciel ou un clavier compromis, aucun système d'exploitation ne vous sauve.
- Il ne fonctionne pas sur le téléphone. Ni sur les tablettes, ni sur un Raspberry Pi, ni sur les Mac à puce Apple.
Faut-il un VPN avec Tails ? Sa documentation répond que Tails ne fonctionne pas avec, et ce qu'un VPN fait le reste de la journée
Non : Tails ne fonctionne pas avec un VPN aujourd'hui. Sa foire aux questions l'écrit en toutes lettres (« Currently, Tails does not work with VPNs », tails.net, consultée le 28 septembre 2026) et donne la raison : contrairement à Tor, un VPN n'apporte pas d'anonymat fort, car le fournisseur voit à la fois d'où vous vous connectez et où vous allez. Le projet reconnaît pourtant qu'un VPN a des avantages quand l'anonymat fort n'est pas nécessaire, et dit vouloir ajouter un jour à Tails un autre navigateur qui passerait par un VPN.
La vraie question est donc ailleurs. Tails protège la session en cours, et seulement celle-là : dès que vous revenez à votre Windows habituel ou que vous prenez votre téléphone, son travail est fini. Reste presque toute la journée de presque tout le monde, là où la confidentialité se perd par habitude : le wifi de l'hôtel, l'opérateur qui voit à quoi vous vous connectez, le navigateur de tous les jours. Ce travail-là, c'est celui d'un réseau privé virtuel, sur votre système habituel et sur le téléphone, avec sa limite écrite : il change qui voit votre trafic, il ne vous efface pas.
Il existe une passerelle entre les deux que NordVPN décrit lui-même : ses serveurs Onion Over VPN font passer le trafic par le réseau Onion après la connexion chiffrée, et sa page affirme que cela « rend le navigateur Tor superflu ». Pour visiter le réseau Onion sans rien installer, c'est le chemin court ; pour une session qui ne laisse aucune trace sur l'ordinateur, le chemin reste Tails.

Si ce que vous cherchez n'est pas une session isolée mais que votre opérateur cesse de voir à quoi vous vous connectez, tous les jours et sur le téléphone, nous vous conseillons de commencer par là : ses serveurs Onion Over VPN sont en plus le chemin vers le réseau Onion sans changer de navigateur, comme l'explique sa propre page.
Voir ›
L'autre voie pour qui vient de Tails en cherchant de la confidentialité sans nouvelle facture : son offre gratuite ne plafonne pas les données. En contrepartie, un seul appareil.
Voir ›Clé USB Tails préinstallée : pourquoi le projet déconseille d'en acheter une
Le 28 septembre 2026, deux annonces de clés USB « Tails » préinstallées figuraient parmi les résultats de Google France pour « tails os », sur des places de marché en ligne ; l'une affichait la version 7.7.2. C'est une offre qui répond à une vraie difficulté, l'installation, et c'est exactement celle que le projet déconseille.
Règle m8d : Une clé Tails ne s'achète pas toute faite : on achète une clé USB vierge d'une marque connue et on installe Tails soi-même depuis tails.net, en vérifiant le téléchargement. Une clé préinstallée demande de faire confiance à celui qui l'a préparée, et Tails ne peut plus prouver le contraire.
Quelle clé USB pour Tails, d'après sa propre documentation
Tails est gratuit. La seule chose à acheter pour l'utiliser, c'est la clé, et sa documentation est d'une précision inhabituelle à son sujet, avec une phrase qui mérite d'être lue lentement : « La qualité de votre clé USB est cruciale pour l'utilisation de Tails. Une clé USB de mauvaise qualité sera plus lente et plus susceptible de corrompre les fichiers dans votre stockage persistant » (tails.net, page en français, 28 septembre 2026).
Les exigences tiennent en une ligne : 8 Go au minimum, des clés neuves, de marques connues (elle cite Kingston, Samsung et SanDisk) et de préférence en USB 3.0 ou plus récent, car l'USB 2.0 plafonne autour de 50 Mo/s en lecture et l'USB 3.0 autour de 500. Et elle fait un calcul que presque personne ne fait : si vous utilisez le Stockage persistant, achetez-en deux de même taille, la principale et sa copie clonée, idéalement trois, avec une troisième plus petite pour les mises à jour manuelles.
Un dernier conseil va contre le confort et doit être dit en entier : elle recommande d'acheter les clés dans une boutique digne de confiance et d'éviter les clés achetées en ligne ou données, qui pourraient contenir un logiciel malveillant, en rappelant l'avertissement du FBI de 2020 aux entreprises américaines sur des clés reçues par courrier. La traduction honnête pour qui achète depuis chez soi : si vous achetez en ligne, prenez une clé vendue et expédiée par la boutique elle-même, pas par un vendeur tiers, et d'une marque que la documentation nomme.
| Clé | Capacité | Connexion | Vitesse publiée par le fabricant | Pour quel usage de Tails | |
|---|---|---|---|---|---|
| 64 Go × 2 | USB 3.2 Gen 1 | Aucune. Sa fiche technique ne déclare que la norme | Avec Stockage persistant : principale et copie | Voir › | |
| 64 Go | USB 3.2 Gen 1 | 300 Mo/s en lecture pour cette capacité ; en écriture, aucune | Une seule clé, sans copie, format compact | Voir › | |
| 128 Go | USB 3.2 Gen 1 | 400 Mo/s en lecture pour cette capacité ; en écriture, aucune | Grand Stockage persistant, coque métallique | Voir › |
Les capacités, la connexion et les vitesses viennent de la fiche technique de chaque fabricant (Kingston et SanDisk, consultées le 16 septembre 2026) ; les usages, de la page de configuration requise de Tails en français, consultée le 28 septembre 2026.
USB 3.2 Gen 1 est la prise, pas la vitesse : le chiffre que publie vraiment le fabricant d'une clé USB
Tails prévient qu'une mauvaise clé est plus lente et plus susceptible de corrompre le Stockage persistant : la vitesse cesse d'être un détail et devient le critère. Le problème, c'est que le chiffre qui décide n'est presque jamais publié, et que celui qui l'est ne veut pas dire ce qu'il semble dire.
Règle m8d : Sur une clé USB, le grand chiffre est une vitesse de lecture et change avec la capacité, si bien que le même modèle s'annonce avec des chiffres différents selon la version. L'écriture, celle qui décide du temps d'une installation, n'est presque jamais publiée en chiffre : elle l'est sous forme de comparaison avec une clé d'il y a quinze ans.
Les trois clés USB de la sélection m8d pour Tails, et à qui s'adresse chacune

Kingston DataTraveler Exodia M, lot de 2 de 64 Go voir ›
C'est celle que nous achèterions, et pas pour le prix : c'est la seule des trois qui apporte d'un coup ce que Tails demande quand on utilise le Stockage persistant, deux clés de même taille, la principale et sa copie clonée. Kingston fait en plus partie des trois marques que sa documentation nomme.
- Ce sont deux clés de même taille, et c'est l'exigence exacte. La page de configuration requise de Tails recommande, si vous utilisez le Stockage persistant, d'acheter deux clés, la seconde de même taille pour cloner la première avec son Stockage persistant (tails.net, page en français consultée le 28 septembre 2026). Acheter le lot, c'est acheter cela.
- Kingston est l'une des trois marques que Tails cite nommément, avec Samsung et SanDisk, au motif que « les marques génériques sont généralement plus lentes et moins fiables ». Ce n'est pas notre avis : c'est écrit sur cette même page.
- Sa fiche officielle ne publie aucune vitesse. La fiche technique de Kingston pour la DataTraveler Exodia M passe des capacités à la garantie sans un seul chiffre en Mo/s : elle déclare seulement la norme, USB 3.2 Gen 1, et précise que les performances dépendent de cette norme (kingston.com, fiche technique DTXM).
- Sa page française annonce une « Garantie de 5 ans et support technique gratuit » et une clé « Avec capuchon mobile » : « Le capuchon mobile protège le connecteur USB et les données lorsque la clé n'est pas utilisée » (kingston.com/fr, consultée le 28 septembre 2026). 64 Go suffisent largement : Tails demande 8 Go au minimum.
- Les deux clés de même taille que demande Tails
- Marque citée par la documentation de Tails
- USB 3.2 Gen 1, la norme que recommande sa documentation
- Cinq ans de garantie déclarés sur sa fiche technique
- Sa fiche officielle ne publie aucune vitesse, ni en lecture ni en écriture
- Sans Stockage persistant, la seconde clé ne sert à rien
- Le format à capuchon dépasse plus qu'une clé compacte

SanDisk Ultra Fit 64 Go voir ›
Celle que nous choisirions pour qui veut essayer Tails sans Stockage persistant, avec une clé qui reste branchée sans dépasser du portable. C'est l'une des rares dont le fabricant publie un chiffre de vitesse, même si ce n'est que celui de la lecture.
- Le même produit s'annonce avec deux vitesses différentes. Avec le même code-barres, 0619659163730, et la même référence, SDCZ430-064G-G46, deux annonces relevées dans les boutiques espagnoles de notre registre affichent l'une jusqu'à 130 Mo/s et l'autre jusqu'à 300 Mo/s (14 et 16 septembre 2026). Les deux chiffres sont des vitesses de lecture.
- Son fabricant publie 300 Mo/s pour cette capacité, en lecture. La fiche de SanDisk déclare une lecture séquentielle de 300 Mo/s, réserve 400 Mo/s aux versions de 128 Go et plus, et n'a aucune ligne d'écriture ; sa note de bas de page précise que les chiffres sont basés sur la vitesse de lecture sauf indication contraire. Or c'est l'écriture qui décide si Tails est confortable, car le Stockage persistant écrit chaque fois que vous enregistrez quelque chose.
- Si petite, elle reste branchée, et c'est son revers : une clé qui vit dans le port d'un portable voyage avec ce portable. Tails est pensé pour l'inverse, pour être emporté à part.
- Avec 64 Go, elle a largement de quoi accueillir le système et un Stockage persistant ordinaire : Tails demande 8 Go au minimum.
- Son fabricant publie au moins une vitesse de lecture
- Format compact : elle ne dépasse pas du port
- Marque citée par la documentation de Tails
- Aucune de ses fiches ne publie la vitesse d'écriture
- Le format qui reste branché va contre l'idée de Tails
- Seule, elle ne couvre pas la copie que recommande sa documentation

SanDisk Ultra Luxe 128 Go voir ›
Celle qui a du sens pour qui va vivre dans le Stockage persistant : documents, clés et courrier chiffré. Le double de capacité et une coque entièrement métallique avec un anneau pour porte-clés, d'après SanDisk.
- Son annonce change de vitesse selon la boutique, pour le même produit. Avec le code-barres 0619659172855 et la référence SDCZ74-128G-G46, deux boutiques espagnoles de notre registre l'annoncent à 150 Mo/s et deux autres à 400 Mo/s, le même jour (14 et 16 septembre 2026). Aucun de ces chiffres n'est une vitesse d'écriture.
- SanDisk la décrit avec une coque entièrement métallique (« all-metal casing », « cast metal design ») et un anneau intégré pour l'accrocher à un porte-clés (sandisk.com, consultée le 28 septembre 2026) : c'est la différence pratique avec les deux autres quand la clé voyage dans une poche.
- 128 Go ne sont pas nécessaires pour Tails, ils le sont pour ce que vous y rangez : le minimum de sa documentation est de 8 Go, le reste va au Stockage persistant.
- 128 Go pour un Stockage persistant avec des documents
- Coque entièrement métallique et anneau pour porte-clés, selon SanDisk
- USB 3.2 Gen 1, la norme que recommande Tails
- Aucune de ses fiches ne publie la vitesse d'écriture
- La plus chère des trois, pour une capacité dont Tails n'a pas besoin
- Seule, elle ne couvre pas la copie du Stockage persistant
Tails est-il bon ? Une nouvelle version toutes les deux semaines
La réponse courte est oui pour ce qu'il fait, et le plus précieux n'est pas l'anonymat : c'est que le système se tient à jour seul et ne vous laisse pas faire de mauvais choix. Mais une donnée sur son rythme change la façon de lire tout ce qui s'écrit sur lui.
Tails publie une nouvelle version toutes les deux semaines. Du 12 mai au 16 septembre 2026, dix versions sont sorties, de la 7.7.3 à la 7.13, une tous les 14 jours en moyenne (comptées sur tails.net/news). Une page française bien placée sur « tails os » écrit encore que Tails sort « en moyenne une mise à jour toutes les 4 à 6 semaines » ; le registre du projet dit le contraire. La raison du rythme est simple : quand le navigateur Tor publie une correction de sécurité, tout le système doit suivre, et certaines versions corrigent le noyau lui-même, comme la 7.10.1 du 5 août 2026.
La conséquence pratique est double. Un guide, une vidéo ou une capture d'il y a trois mois décrit une version qui n'existe plus. Et les mises à jour automatiques fonctionnent à partir de la 7.0 : une clé restée longtemps dans un tiroir peut demander une mise à jour manuelle avant de vous laisser entrer, d'où la troisième clé que conseille sa documentation.
Sur ce qu'en disent ceux qui l'utilisent, il y a peu de choses, et il faut les prendre pour ce qu'elles sont : sur DistroWatch, la note moyenne de Tails était de 5,7 sur 10 pour 24 avis le 16 septembre 2026, un échantillon trop petit pour conclure. L'un de ces avis décrit pourtant le défaut dont prévient la documentation : impossible de créer le Stockage persistant depuis la 7.0, partition annoncée comme endommagée, malgré plusieurs réinstallations sur des clés différentes. C'est un avis, pas une tendance, mais c'est le symptôme que Tails attribue à une mauvaise clé.
Comment nous avons vérifié tout cela, et ce qui reste en dehors
Tout ce que cette page affirme sur Tails vient de la documentation officielle du projet, consultée le 28 septembre 2026 : la page de configuration requise et la liste des problèmes connus en français, la foire aux questions et la page d'avertissements en anglais, et le registre des versions de sa rubrique Actualités, sur lequel nous avons compté les intervalles de publication. Le cadre légal vient de Légifrance (article 30 de la loi du 21 juin 2004, article 434-15-2 du Code pénal) et de la décision de l'assemblée plénière de la Cour de cassation du 7 novembre 2022.
Les vitesses et les capacités de chaque clé viennent de la fiche technique de son fabricant, pas de la boutique. Les titres sous lesquels le même code-barres s'annonce dans des boutiques différentes viennent de notre propre registre de prix, qui lit chaque jour le catalogue de boutiques espagnoles ; les lectures utilisées ici datent des 14 et 16 septembre 2026. Les deux annonces de clés préinstallées sont celles des résultats de Google France pour « tails os » du 28 septembre 2026.
Ce qui reste en dehors, et doit être dit : aucun de ces fabricants ne publie de vitesse d'écriture que nous puissions citer. Le vérificateur de compatibilité utilise ce que le navigateur laisse lire, moins sur Firefox et Safari que sur les navigateurs basés sur Chromium, et la mémoire déclarée est arrondie et plafonnée à 8 Go par conception. Et la liste officielle des problèmes connus de Tails nomme des modèles précis de portables et d'adaptateurs wifi : si votre appareil y figure, cette liste prime sur toute vérification générale.
Celles qui soutiennent les données précises de la page, avec leur date de consultation.
- tails.netConfiguration requise et clés USB recommandées28 septembre 2026 : x86-64, 3 Go de RAM, 8 Go minimum, marques citées, acheter deux clés, USB 3.0
- tails.netProblèmes connus28 septembre 2026 : Mac à puce Apple et de nombreux autres modèles de Mac, cartes graphiques
- tails.netFoire aux questions28 septembre 2026 : pas de clé préinstallée, et Tails ne fonctionne pas avec un VPN
- tails.netAvertissements : Tails est sûr mais pas magiquemétadonnées, une session par activité, limites de Tor, nœuds de sortie
- tails.netActualités et versions publiées28 septembre 2026 : de la 7.7.3 à la 7.13, et la faille corrigée par la 7.10.1
- LégifranceArticle 30 de la loi n° 2004-575 pour la confiance dans l'économie numérique« L'utilisation des moyens de cryptologie est libre »
- LégifranceArticle 434-15-2 du Code pénalrefus de remettre une convention secrète de déchiffrement : trois ans et 270 000 €
- Cour de cassationAssemblée plénière, 7 novembre 2022, pourvoi n° 21-83.146le code de déverrouillage d'un téléphone peut constituer une convention secrète de déchiffrement
- KingstonFiche technique de la DataTraveler Exodia Mcaractéristiques sans aucun chiffre en Mo/s
- SanDiskPage produit de l'Ultra Fitvitesse de lecture déclarée, écriture non
- SanDiskPage produit de l'Ultra Luxe28 septembre 2026 : coque entièrement métallique, anneau pour porte-clés, lecture de 150 à 400 Mo/s selon la capacité
- KingstonDataTraveler Exodia M28 septembre 2026 : capuchon mobile, USB 3.2 Gen 1, garantie de 5 ans
- NordVPNOnion Over VPN28 septembre 2026 : le réseau Onion depuis n'importe quel navigateur
- ProtonOffre gratuite de Proton VPN28 septembre 2026 : un appareil, sans publicité, pas de limitation de données
- DistroWatchFiche et avis d'utilisateurs de Tails16 septembre 2026 : note moyenne de 5,7 sur 10 pour 24 avis
Tails OS, c'est quoi et à quoi ça sert ?›
C'est un système d'exploitation basé sur Debian qui démarre depuis une clé USB, fait passer tout son trafic par le réseau Tor et n'écrit rien sur le disque dur de l'ordinateur. Il sert à travailler sur quelque chose de sensible pendant une session sans laisser de trace sur la machine, avec le navigateur Tor, un gestionnaire de mots de passe, un nettoyeur de métadonnées et OnionShare déjà configurés.
Tails est-il légal en France ?›
Oui. L'article 30 de la loi du 21 juin 2004 pour la confiance dans l'économie numérique pose que l'utilisation des moyens de cryptologie est libre. Une règle s'y ajoute : l'article 434-15-2 du Code pénal punit le refus de remettre à la justice, sur réquisition, la convention secrète de déchiffrement d'un moyen de cryptologie ayant pu servir à un crime ou un délit, ce qui peut concerner la phrase de passe du Stockage persistant.
Peut-on tracer Tails ?›
Tails ne laisse ni historique, ni fichiers, ni mots de passe, ni liste de réseaux wifi sur l'ordinateur. Sa documentation désigne les voies par lesquelles l'identité s'échappe quand même : les métadonnées des fichiers partagés, une même session utilisée pour deux activités, le nœud de sortie de Tor quand la destination n'utilise pas HTTPS, et un ordinateur au BIOS, au micrologiciel ou au matériel compromis. Votre fournisseur d'accès voit aussi que vous vous connectez à Tor.
Faut-il un VPN avec Tails ?›
Non, et ce n'est pas possible aujourd'hui : la foire aux questions de Tails indique que Tails ne fonctionne pas avec les VPN, car un VPN n'apporte pas d'anonymat fort. Un VPN sert à autre chose : protéger la connexion de votre système habituel et de votre téléphone, là où Tails ne va pas.
Tails est-il gratuit ?›
Oui. C'est un logiciel libre, téléchargeable sans compte sur tails.net. La seule dépense est la clé USB : 8 Go au minimum, d'une marque connue, et deux de même taille si vous utilisez le Stockage persistant.
Peut-on acheter une clé Tails préinstallée ?›
Le projet le déconseille et n'en vend pas : sa foire aux questions explique qu'une fois Tails installé sur une clé, il devient impossible de vérifier qu'il est authentique. La démarche recommandée est d'acheter une clé vierge d'une marque connue et d'installer Tails soi-même depuis tails.net.
Tails fonctionne-t-il sur un Mac ou sur un téléphone ?›
Sur les Mac à puce Apple (M1, M2 et suivantes), il ne démarre pas, et sa liste de problèmes connus ajoute de nombreux autres modèles de Mac. Il fonctionne encore sur certains Mac avec processeur Intel. Sur les téléphones, les tablettes et le Raspberry Pi, il ne fonctionne pas : il faut un ordinateur avec un processeur x86-64.
Tails résout un problème précis et le résout bien : une session qui ne laisse aucune trace sur un ordinateur qui n'a pas besoin d'être le vôtre. Ce n'est pas un système pour vivre dedans, il ne va pas sur le téléphone et ne vous rend pas invisible ; sa propre documentation est la première à le dire, et cette franchise fait partie de sa valeur. En France, son usage est libre, avec une seule obligation à connaître : la phrase de passe du Stockage persistant peut être exigée par la justice. La seule chose à acheter, c'est la clé, et le choix est plus simple qu'il n'y paraît : la paire Kingston, parce que c'est exactement ce que demande sa documentation quand on garde des fichiers, et pas parce qu'elle est la moins chère.
Choix m8d · la paire que demande la documentation de TailsKingston DataTraveler Exodia M, lot de 2 de 64 GoVoir sur Amazon ›
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